Préambule insomniaque pour TPE soporifique
S'en servira, s'en servira pas ? correspond pas vraiment mais torché c'est torché on avisera...
Samedi soir chez soi... que faire ?
Petite escale Bac Blanc lundi, voyage touristique bien entendu.
Je mets la radio : Louis Bertignac (faut pas me laisser là ooohoohoooh) puis Police "I'll be watching you"... Ils ont le don de mettre des chansons aux paroles déprimantes pour les âmes seules et fleur bleue.
Qu'est-ce qu'une bonne chanson ?
Le principe n'a pas changé avec les décennies : un truc calculé pour plaire, une crise d'ados puceaux aux cheveux longs , un replie sur soi qu'on ne peut justement pas garder en soi, un besoin de concurrencer Wolfgang Amadeus en même pas 5 minutes...
En un siècle, le monde musical a grandit, évoluer, de la naissance du jazz en passant par le rock jusqu'au punk, nos oreilles en ont vu passer des mariages, des enfants : quelques génies et beaucoup de trisomiques.
Il est difficile de se retrouver dans ce déballage de gammes, de voix et de paroles... Beaucoup de dobes pour peu de merveilles.
Nous avons tous notre playlist fétiche, les chansons qu'on écoute pour pleurer, rire, baiser, ou les trois en même temps. Le souvenir de la première fois qu'on les a entendu en se disant "putain cette chanson c'est la mienne !!!" et le plaisir qu'on prend en la réécoutant, défie perpétuel "me feras tu toujours autant d'effet qu'au début ?"...Quand on trouve sa chanson similaire au point G, l'orgasme auditif est assuré à chaque écoute.
La musique, c'était mieux avant ? Oui pour énormément de choses. Les artistes sortaient des 33t avec deux chansons kiffantes un peu près tout les trois mois (comme les Stones, Elvis Costello ou encore The Clash). Maintenant la chanson qu'on aime est entourée d'une dizaines de merdes composées à la va vite histoire de sortir un album au prix exorbitant. On fait avec pendant deux ans, dans l'attente d'un nouvel opus (ou merde, ou pompe à frique).
A la radio, les responsables de programmation nous bassinent à longueur de temps avec les mêmes ballades, parce que "ça marche" : le nouveau Renaud (qui nous donne envie de fumer), Indochine (pour les gothiques de Chatelet) et un petit Nirvana pour se la jouer nostalgique...le grunge est devenu fashion.
Avec l'arrivée d'Internet et du téléchargement (peer to peer, on sait bien que personne va payer 1euro pour un titre, t'as cru à la mouche qui pète ou quoi ?), on a tendance à si perde... Les artistes sont tellement nombreux, il faut être sacrément déterminé pour arriver à passer à travers les Tops des ventes de bidul machin (qui retombera dans l'anonymat le plus complet quand il sortira du château de Dammari Les Lys) et les clips stériles où le chanteur est beau, riche, entouré de botox siliconé sur pattes. Internet n'a pas que des inconvénients au contraire, l'accès à des groupes nouveaux ou décalés (c'est à dire pas commercial) est facilité, grâce à Myspace entre autres. Certains arrivent à tirer leur épingle du jeu grâce à ce nouveau média. L'exemple le plus récent étant Kamini, jeune picard (Ti ch'te r'connos, t'es d'min coin !) qui fait un tabac avec son rap campagnard "Marly Gomont". Le succès et l'engouement du public pour ce chanteur (est-ce le phénomène, la musique ou la Picardie qui en fait la renommée ?) est la preuve même que son cas est encore isolé.
Avant, la guerre du "doit correspondre à nos attentes" était moindre dans la musique. Imaginez si une maison de disque avait jeté Nick Drave, David Axelrod ou encore les Cures parce que leurs styles n'étaient pas "vendeurs" !
La musique est avant tout un art et non pas une industrie. Depuis la nuit des temps elle existe sous des formes plus diverses qu'on peut le penser, elle fait partie intégrante de notre vie et de notre société. Le pouvoir de réflexion qui devient restreint au fil du temps se ressent dans la musique. Certains accusent tandis que d'autres expliquent qu'une minette, jupe ras la moule, les contrôle et guident leurs pas sur le dancefloor...Quand arrivera-t-on à répondre de soi ?
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